Vurpas Architectes, Maison d’Arrêt de Paris La Santé
Vurpas Architectes, Maison d’Arrêt de Paris La Santé
Vurpas Architectes, Maison d’Arrêt de Paris La Santé
Vurpas Architectes, Maison d’Arrêt de Paris La Santé

Équipement

Maison d’Arrêt de Paris La Santé

42 Rue de la Santé
75 014 Paris

MAITRISE D’OUVRAGE (partenaire privé) :

Quartier Santé, société constituée de GTM Bâtiment, GEPSA et Barclays Alma Mater General Partner Ltd. (BAM)

Constructeur mandataire : VINCI
Affectataire : Ministère de la Justice / Direction de l’Administration Pénitentiaire

PROGRAMME :

Réhabilitation-reconstruction de la Maison d'Arrêt de Paris la Santé pour 800 places à Paris

SDP : 45 000 m²
Coût travaux: environ 100 M€ HT (hors démolition, remblaiements, fondations spéciales)

ÉQUIPE :

Architecte Mandataire : Vurpas Architectes
Architecte associé: AIA Architectes
Paysage : AIA Studio Paysage

Une prison dans la ville

Conserver la valeur patrimoniale de la Santé tout en offrant aux personnes détenues des conditions de détention dignes et aux personnels un cadre de travail modernisé et sécurisé est le principe qui a présidé au choix de réhabiliter et de reconstruire la maison d'arrêt de Paris La Santé.

Comme beaucoup de grands établissements publics parisiens, l'ensemble, construit entre 1864 et 1870, s'inscrit derrière un grand mur d'enceinte. Le principe d'organisation historique très symétrique,  autour d'un axe central est conservé dans le nouveau projet. Il prévoit de nouveaux bâtiments en exploitant la forte déclivité naturelle du site; un quartier de semi-liberté est construit Rue Messier.

Les bâtiments conservés, la partie côté rue de la Santé, en particulier l'hébergement organisé de façon panoptique de type pennsylvanien, sont réhabilités de façon respectueuse.

Des surélévations contemporaines discrètes pour les ailes de l'administration sont réalisées derrière le mur d'enceinte.

Une expression unitaire est déclinée pour les nouvelles constructions. Le béton clair et lumineux reprend la tonalité des pierres calcaires et entre en résonance avec les parties conservées en meulière. Le vocabulaire architectural des façades et des toitures des bâtiments neufs s'inscrit dans un registre classique du paysage parisien. Le positionnement des nouveaux volumes, en biais par rapport au mur d'enceinte, permet de limiter leur perception à l'échelle du piéton et offre plus de tranquillité pour les riverains.